L’ensemble des niveaux de collectivités et groupements conduisent aujourd’hui des politiques de développement durable qui se traduisent par l’adoption d’agendas 21.
Ces structures élaborent des projets qui portent en eux des différences liées à leurs compétences, leurs objectifs et leurs moyens. C’est ce constat qui a conduit ETD à entreprendre une série d’analyses thématiques sur la manière dont cette diversité de situations se traduit dans les agendas 21 des collectivités de différents niveaux. Cette approche comparative a pour objectif de permettre à chacun de se positionner en fonction de ses
propres ambitions et moyens. Les agendas 21 analysés ont tous fait l’objet d’une reconnaissance par le ministère du développement durable entre 2007 et 2009 et dans une logique d’exemplarité, ont tous investi de manière approfondie les champs étudiés : la mobilité, l’urbanisme, le développement économique.
Sur ces trois thématiques, il a pu être constaté que les collectivités adoptent unanimement et fortement des postures d’exemplarité, en transformant leurs modes de gestion (écoresponsabilité) ou en incitant partenaires et citoyens à adopter des comportements plus durables (projets démonstratifs, écoconditionnalité, concertation, communication). Mais surtout, sur l’ensemble des thématiques et nonobstant quelques carences inhérentes aux politiques concernées, les démarches d’agendas 21 ont été clairement l’occasion de renouveler les approches des politiques publiques, dans leurs modes d’élaboration comme dans leurs contenus.