La construction, l’entretien et l’utilisation des routes ont un fort impact environnemental qu’il s’agisse d’émission de gaz à effet de serre, de destruction d’espaces naturels, de bruit, de pollutions lumineuse et sonore ou encore de destruction de la faune et de la flore. Le conseil général de l’Isère, dans le cadre de son agenda 21, a choisi d’expérimenter et de promouvoir la mise en œuvre de« routes durable s». Initialement testé dans le domaine de la restauration des corridors biologiques et du traitement de la fragmentation des paysages, ce projet est aujourd’hui étendu à d’autres domaines tels que l’amélioration des études d’impact, l’arrêt de l’usage des pesticides en bord de voiries, l’utilisation d’enrobés moins bruyants, etc.
La brochure « Concilier routes et environnement » rend compte des premières interventions du conseil général sur des portions de routes départementales et indique comment intégrer une préoccupation environnementale lors de la création des voiries. Le conseil général préconise ainsi par exemple de recourir à un biologiste lors de la phase d’études préalables, de prendre en compte les paysages de l’Isère ou encore de construire des ouvrages intégrant des aménagements facilitant leur colonisation par la faune… Elle précise enfin les mesures à adopter pour limiter l’impact de l’utilisation des routes. On signalera notamment la nécessité d’aménager des passages sous-voiries, de neutraliser les pièges dans les bassins de décantation, la réalisation de fauchages raisonnés, etc. Une bibliographie complète utilement ce document qui peut être téléchargé sur le site du conseil général.
Armelle Laperriere