En France, l’effet de serre résulte essentiellement – à hauteur de 80% - des consommations d’énergie (rejets de CO2 des bâtiments, des véhicules et de l’industrie). Pour contribuer à la lutte contre le changement climatique des collectivités de plus en plus nombreuses décident de se doter d’une politique énergétique. Celle-ci comprend deux volets :
- la maîtrise de la consommation d’énergie : la sobriété énergétique et l’efficacité énergétique,
- le développement de la production d’énergie à partir de sources renouvelables ou alternatives (cf. études de gisement en essor).
|
« La maîtrise de l’énergie est devenue une cause nationale, presque morale, à la croisée de deux contraintes : le coût de l’énergie, préoccupation relativement ancienne, et le réchauffement climatique, enjeu monté en puissance au cours des dernières années ». Marc Censi, Président d’ETD |
Une stratégie locale de maîtrise de l’énergie s’appuie sur une connaissance des consommations énergétiques (patrimoine, territoire), qui sera réalisée en concertation avec les parties prenantes de la collectivité, les acteurs du territoire (institutions, associations). La quantification des consommations d’énergie du territoire (commune, communauté de communes, parc naturel régional ou national, département, région) est souvent la première étape de la mise en œuvre d’une politique énergétique. Elle permettra aux maîtres d’ouvrage de faire des choix, d’assurer un suivi et une évaluation des programmes engagés.
Ce focus propose un panorama des conditions de mise en place et de réalisation d’une démarche de quantification des consommations d’énergie, ainsi que de l’usage qui peut être fait de ces données. Il s’appuie sur les expériences et points de vue présentés à l’occasion du séminaire organisé le 7 juillet 2009 à Paris par ETD avec l’Ademe, l’AdCF, l’AMF et la Caisse des Dépôts sur le thème : « Quel besoin de données pour mener une stratégie locale de maîtrise de l’énergie ? »